Map of Sudan and Darfur

A women-led campaign to prevent imminent deportation of Sudanese asylum seekers

UPDATES:

Sunday 4th October: Following delays, the other three Sudanese were told they could remain in France and apply for asylum.

Wednesday 30th September. One of the four Sudanese refugees awaiting deportation tomorrow has had his case reviewed and the European court has said he can NOT be deported to Darfur tomorrow. Waiting to hear about the other three.


Monday 28th September 2015. Report by Chris Crowstaff and Amy Cutler.

Four Sudanese young men (relative new arrivals to France) were detained in the Calais detention centre on Tuesday 15th September, where they were held for several days.

They were taken on to Lille on Tuesday 22nd September to "court". The local refugee assistance groups who tried to help them were confident that they would be released because France has not been known to return Sudanese (asylum seekers (especially from Darfur). They were advised to process their asylum requests when they were released however, since they we not released they were not able to file their cases within the required five day time frame.

However,on Sunday night they were transported Sunday night to Paris (without being given any reason). Monday morning (today) they were taken to the Sudanese consulate.

They have now been told that they will be deported to Sudan on Thursday 1st October.

Although they wanted to seek asylum in France, it seems that sadly they were poorly-advised while in detention (by a well-meaning lawyer) which meant that they were told in Lille that they "missed the deadline". Despite the Lille judge's opinion that due to their Darfur origins and the situation in Sudan, they should not be returned there, the French authorities have proceeded with plans for deportation.

An activist lawyer in Calais has today (Monday) agreed to help try to prevent the deportation but she also told us that two Sudanese were deported last week - this indicates a new policy in France which previously would not return Sudanese because they could not ensure their safety upon return.

On a national France 2 TV programme - 'Les Paroles et Des Actes' - French prime minister, Manuel Valls said recently that people from Sudan, Eritrea and Syria can't be deported due to war in their countries.

This latest development seems to reflect a big change in French asylum policy as France has, until now, considered Sudanese asylum seekers to be at risk of harm if returned to Sudan. This also appears to contravene international law and UN conventions to which France are signatories.

We are in touch with one of these asylum-seekers - a university student from Darfur who speaks excellent English.

Understandably, the young men are scared and they are said to be feeling suicidal - terrified of what they might face when deported back to Sudan.

We ask - has France now determined that Sudan is a safe place to return asylum seekers to? If so, what evidence is there of improvements in human rights conditions in Sudan such that it is now considered safe country?

Or is this simply an attempt to tighten asylum criteria to allow for return of the hundreds of Sudanese asylum seekers ? Is the need to provide places for Syrians now affecting the asylum chances of Africans?


Urgent: La France va déporter des demandeurs d’asile au Soudan ce jeudi – Quatre jeunes hommes originaires du Darfour

Lundi 28 Septembre 2015

Quatre jeunes hommes originaires du Soudan (récemment arrivés en France) étaient en détention au centre de rétention de Calais mardi 15 septembre, où ils ont été détenus plusieurs jours.

Ils ont été amenés au « tribunal » à Lille le mardi 22 septembre. Les groupes d’assistance aux réfugiés locaux qui ont essayé de leur venir en aide étaient confiants quant à leur libération, puisque la France n’est pas connue comme un pays qui déporte les demandeurs d’asile Soudanais (particulièrement ceux originaires du Darfour). Il leur a été conseillé de faire leur demande d’asile lorsqu’ils seraient libérés du centre de rétention, cependant, ils n’ont jamais été libérés, et n’ont ainsi donc jamais pu remplir leurs demandes d’asile dans les délais impartis.

Ce dimanche, pendant la nuit, ils ont été transportés à Paris (sans avoir été informés des raisons de ce déplacement). Lundi matin, ils ont été amenés au Consulat du Soudan, où il leur a été annoncé qu’ils seraient déportés au Soudan le Jeudi 1er octobre.

Alors qu’ils souhaitaient demander l’asile à la France, il semblerait qu’ils aient été mal conseillés lors de leur détention (par un avocat qui voulait bien faire) et ainsi il leur a été annoncé à Lille qu’ils avaient raté la date limite pour leur demande d’asile. Malgré l’opinion du juge à Lille, disant qu’ils ne devraient pas être renvoyés dans leur pays étant donné qu’ils viennent du Darfour, et la situation actuelle au Soudan, les autorités Françaises ont engagé les procédures de déportation.

Un avocat activiste de Calais a accepté aujourd’hui (Lundi) de leur venir en aide afin d’essayer d’empêcher leur déportation, mais elle nous a aussi confirmé que deux soudanais avaient été déportés la semaine dernière – ceci indique qu’une nouvelle politique a été mise en place par la France qui ne renvoyait auparavant pas les Soudanais dans leur pays car la France ne pouvait assurer qu’ils seraient en sécurité à leur retour.

Lors de l’émission de télévision « Des paroles et des actes » sur la chaine nationale France 2 – le premier ministre Français, Manuel Valls, a annoncé récemment que les gens venant du Soudan, de l’Erythrée et de Syrie ne pouvaient être déportés car il y a la guerre dans leurs pays.

Les récents événements portent à croire qu’il y a eu un grand changement dans la politique quant aux demandeurs d’asile, car la France, jusqu’à présent, avait toujours considéré que les demandeurs d’asile venant du Soudan seraient mis en danger si ils étaient renvoyés dans leur pays. Il semblerait également que cette nouvelle politique contredise et enfreigne les lois internationales et la convention de l’ONU que la France a signée. 

Nous sommes en contact avec un de ces demandeurs d’asile – un étudiant du Darfour qui parle anglais à un excellent niveau.

Ces jeunes hommes ont très peur d’être renvoyés dans leur pays, ils pensent même au suicide tellement ils sont terrifiés à l’idée de ce qui pourrait leur arriver une fois retournés au Soudan.

Nous demandons – Est-ce que la France a déterminé que le Soudan était désormais un endroit sans danger pour les demandeurs d’asile qui y sont déportés ? Si c’est le cas, quelle est la preuve d’amélioration des Droits de l’Homme au Soudan  qui a permis à la France de considérer que ce pays est à présent un pays sûr ?

Ou bien s’agit-il là d’une tentative de restriction des critères pour la demande d’asile, afin de renvoyer dans leur pays des centaines de demandeurs d’asile soudanais ? Est-ce que le besoin de place pour les Syriens affecte maintenant les chances d’asile des Africains ?

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